|
|
Les fusées d’aujourd’hui :Il y a Ariane 4 et 5 pour l’Europe, la navette spatiale pour les américains, la fusée Soyouz pour les russes ou encore le lanceur H2 pour les japonais.
2. Les futurs fusées américaines réutilisables
3. Le projet d’un hôtel orbital
4. Le Lightcraft, alimenté par rayons
5. Deuxième génération des vaisseaux alimentés par rayons
La future navette spatiale japonaise sera placée sur orbite par un lanceur H2 celui qui sert
actuellement à mettre des satellites sur orbite. Comparé au paquebot qu’est la navette américaine, la
navette japonaise sera un hors-bord, un appareil compact, devant transporter 2 à 3 astronautes de la Terre à la station
spatiale internationale et retour. A l’atterrissage il est intacte et prête à redécoller.
La NASA s’est établie un planning comportant 4 générations de fusées réutilisables.
Nous en sommes actuellement à la première génération de ce type de fusée avec la navette spatiale américaine.
La seconde génération de fusée est en cours de conception sa venue se fera à travers la naissance du X33.
Le X33 est le futur lanceur devant succéder à la navette américaine. Ses caractéristiques viennent des leçons apprises avec la navette. Le X33 sera une aile volante et il pèsera deux fois moins que la navette. Néanmoins il sera capable de transporter le même poids. Mieux encore il pourra servir plusieurs fois. Il transformera le vol spatial en simple routine, et jouera le rôle prévu pour la navette, desservir les stations spatiales.
Il devra assurer une plus grande sécurité que ses prédécesseur avec un taux de perte de 1 pour 10000 et réduire le coût de lancement qui est actuellement de 10 000 $ par livre à environ 1 000 $.
Cet hôtel fera environ 240 mètres de haut et 140 mètres de diamètre. Il fera 3 tours sur lui même par
minute ce qui recréera une pesanteur à 0.7 G.
Les chambres, mesurant 7,5 mètres de long et 4 mètres de diamètre, seront très confortables grâce à la pesanteur
artificielle. L’hôtel pourra accueillir 75 hôtes.
Le plus intéressant est certainement la partie inférieur de l’hôtel. C’est un espace en apesanteur et où l’on peut aussi se
restaurer mais pas vraiment comme sur la Terre. Pour un tel avenir, il ne manque que des fusées peu coûteuses ou une autre technique.
Le Lightcraft
Imaginez ce que pourrait permettre le Lightcraft conçu pour être alimenté à distance par une énergie
dirigée vers lui. Le Lightcraft bouleverse toutes les idées sur le voyage dans l’espace. Son mécanisme de
propulsion est le suivant :
Cette technologie développé au Nouveau Mexique a pour objectif de rendre les fusées obsolètes. Elle utilise les lasers les plus puissants au monde, vestiges du programme “ Guerre des étoiles ” du président Reagan. Ces lasers sont capables de parcourir des centaines de milliers de kilomètres sans se disperser, et pourrait selon Leik Mirabo (l’inventeur du Lightcraft), guider un appareil dans l’espace intersidéral. La taille de ces toupies volantes est progressivement augmentée, tout en les améliorant. D’ici 4 quatre ans, Leik Mirabo compte envoyer de petits satellites sur orbite avec ce type d’engin. De plus dans l’avenir, le Lightcraft pourrait permettre de rendre l’espace accessible à tous, du fait de son coût peu onéreux.
Une deuxième génération de vaisseaux alimentés par rayons est déjà en cours de recherche.
L’appareil près de la Terre, transforme la lumière du Soleil en faisceaux d’électrons tournant comme
des ventilateurs ce qui lui permet de se déplacer dans n’importe quelle direction avant de se retourner lui-même.
Une centrale d’énergie orbitale, lui envoie alors un rayon, laser ou à onde courte, produisant 9 millions
de kilowatts d’électricité, qui alimente un moteur capable de propulser l’air vers le bas et même
de créer un vide sur sa trajectoire. Dans cette appareil de 20 mètres de long, un douzaine de
passagers, atteindraient la Lune en 5 heures et demi.
La prochaine étape dans l’exploration spatiale est la planète Mars. Pour l’atteindre
on envisage d’utiliser des fusées équipées d’un moteur nucléaire. Lorsqu’un tel moteur
fonctionne, il est hautement radioactif. C’est pour cela qu’un station orbital servant d’étape
et de rampe de lancement est nécessaire à la mise en service de telles fusées. Equipé
d’un moteur nucléaire, c’est-à-dire d’un réacteur nucléaire, une fusée voyagerait deux fois
plus vite, qu’avec un moteur chimique. Atteindre Mars et revenir aurait demandé trois ans,
avec nos technologies actuelles, c’est-à-dire les moteurs chimiques de la navette spatiale.
Si on compte déjà 6 mois pour atteindre Mars avec 1 ou 2 mois d’exploration de la planète,
il devient impossible de rejoindre la Terre, parce qu’elle aura disparu derrière le soleil.
Une fusée nucléaire permettrait d’atteindre Mars en 3 mois, en comptant une même durée
d’exploration. Il sera possible à la vitesse de 50000 Km/H, de rattraper la Terre avant qu’elle
ne disparaisse derrière le soleil :
Ainsi une telle mission prendrait 9 mois en tout. Un séjour aussi bref dans l’espace isolé
de la Terre, est bien moins dangereux pour l’équipage qu’une mission de 3 ans. D’ici 10
ans il sera possible de concevoir, construire et tester une fusée nucléaire permettant de
lancer un vaisseau habité vers Mars. Pour toute mission humaine, au-delà de la lune, la rapidité
est essentielle. Pour une mission de trois ans, l’équipage serait exposé à des radiations
dépassant la dose permise pour toute une vie. Grâce à la puissance d’une fusée nucléaire,
on pourra réduire la durée d’un tel voyage entre la Terre et Mars, mais aussi ajouter une
carapace de protection autour du module. Mars semble une affaire réglée, mais quel mode de
propulsion nous permettra d’atteindre les étoiles.
C’est l’antimatière le double inversé de la matière produite en provoquant des collisions
entre les atomes dans les accélérateurs de particules.
Mais à ce jour, les seuls vaisseaux propulsés à l’antimatière se voient dans “ Star Trek ” et même eux ont leurs limites :
Le voyage vers Alpha du Centaure durerait 50 ans avec l’énergie nucléaire, ce qui est déjà un
drôle de défi. Si on veut ramener les voyageurs sur Terre, l’aller-retour prendra un siècle, ce
qui dépasse la durée de vie de la plupart des gens. D’un autre côté si on veut rester sur place,
c’est une autre histoire. L’antimatière semble bien la seule possibilité d’effectuer une mission
du type Alpha du Centaure. Dans des délais intéressants. Il faut toujours calculer le rapport
distance temps, c’est une question de vitesse. Or, plus les vaisseau sont gros, plus il faut
d’énergie pour atteindre ces vitesses. Donc l’antimatière semble la seule alternative a offrir cette
possibilité, à moins de faire appel à une autre physique.
Selon les lois de la physique une fusée ne peut dépasser une ultime vitesse,
celle de la lumière. Mais l’univers est si vaste que même la lumière met des
siècles pour voyager d’un point à un autre. Qu’en est-il alors des autres conceptions
de l’espace, du temps et des raccourcis entre 2 points de l’univers. Qui sait qu’elles
possibilités nouvelles nous offriront les futurs découvertes en physique ? Nous
avons fait tellement de progrès depuis le début du 20e siècle, imaginez tout ce
qui nous reste à découvrir.
Documentaire : "Les fusées du futur" sur Arte
Benjamin Berhault
Dernière mise à jour : 1er novembre 2002
|